1969 Was Fine

Side-project des terroristes sonores de Punish Yourself, 1969 Was Fine rassemble les quatre membres du gang, Miss Z, Pierlox, vx69, X.av, dans une configuration à la fois très proche et radicalement différente de leur territoire habituel. Si le son est comparable - un rock furieux fortement infecté de machines tout aussi furieuses, l'esthétique n'est pas la même : 1969 est un projet résolument plus organique, alternant entre garage-glam et tribalisme urbain, jazz squelettique et emphase orchestrale.
Les influences sont claires et assumées - Iggy et ses Stooges, Foetus, les Swans, Motorhead, Stiv Bators, Suicide - mais se mélangent dans un conglomérat imprévisible aux relents d'alcool et de dope nettement plus malsains que le grand-guignol futuriste de Punish. Dans 1969, le groupe s'est débarassé de ses peintures de guerre et autres artifices visuels pour se concentrer sur l'urgence pure et l'adrénaline sans fards, rejoint dans cette quête de la sueur inquiète par le saxophoniste Cyril Laurent, un improvisateur dont les hurlements de baryton feraient passer la plupart des noise-rockers pour d'aimables plaisantins... Une musique pour ceux qui n'ont peur ni du rock'n'roll ni de l'expérimentation sauvage.

 

Pourquoi 1969 Was Fine ?

Parce que - Altamont - Sharon Tate - Charles Manson - Easy Rider - Jan Palach - Vietnam - Il était une fois dans l'ouest - la fraction armée rouge - tout le reste - L'année où le rève hippie est mort, l'année de l'ascension de Lucifer, l'année du néant à venir.